Accueil - jclife.org A lire
Image A lire Image

"  L'amour est-il mort dans l'Église ?  "
   -  Non. L'amour n'est pas mort et ne mourra jamais dans l'Église.


   Non. L'amour n'est pas mort et ne mourra jamais dans l'Église. Cependant, l'Église fournit une aide spirituelle, non pas une aide directement matérielle, quoique certaines le fassent.

   Ce qu'il faut garder en considération c'est que tout au long des siècles où l'Église a miraculeusement survécu, elle a constitué une si forte inspiration pour le bien et la bonté humaine en général, qu'elle a constitué le fondement même de l'esprit du bien chez l'humanité. Cet esprit s'est transféré à un grand nombre d'institutions sociopolitiques qui travaillent à fournir le bien-être matériel des individus en besoin, sans pour autant relever directement de l'autorité de l'Église. Ainsi l'oeuvre de l'Église est sous-jacente à ces institutions sociales sans former pour elles un appareil de surveillance ni d'autorité quelconque. On peut donc dire que ces institutions sont nées de l'Église et de l'esprit du bien qu'elle a répandu dans le monde. Athanase n'a pas cessé de conseiller et d'exhorter à aider les pauvres.

   La naissance de la sociologie prend donc racine dans l'Église ; la sociologie est la petite soeur de la théologie. Ces deux sciences vont en parallèle et non pas en sens contraire. Cependant, elles ont chacune son identité propre et son caractère qui la distingue. Les siècles les ont vues croître, côte à côte, harmonieusement. Et elles croîtront encore. Mais si elles ne sont pas incompatibles elles ne sont plus dorénavant complémentaires. Il est urgent au contraire qu'elles soient indépendantes à cause de leur croissance. Chacune d'elles assume désormais sa propre complémentarité avec les éléments anthropologiques qui relèvent de ses fonctions. Ce que l'une et l'autre ont en commun maintient aujourd'hui l'esprit du bien et de la charité envers tous les membres de l'humanité, considérés comme frères et soeurs.

   La sociologie a bien voulu prendre en charge l'exhortation dont l'Église lui a relégué les soins : les soins médicaux et sociaux aux personnes âgées, aux veuves, aux orphelins, aux sans abris et aux infortunés dans les différentes classes sociales, les plus désavantagées et les plus infortunées.

   Si l'on voit que l'Église n'assume pas de responsabilités sociales d'un niveau supérieur, qu'on n'aille donc pas croire que l'amour soit mort dans l'Église. Elle a tout simplement à remplir un rôle d'ordre spirituel. La responsabilité qu'elle assume en priorité est celle de la foi et de la transmission du message du Christ : le Saint Évangile. Son succès est celui de la sociologie et de toutes les autres sciences humaines. Sans l'Église, aucune de ces sciences n'aurait vu le jour. Oui, l'Église est la lumière du monde, le phare qui illumine les marins au plus loin, le moteur qui propulse et promeut la recherche dans tous les domaines scientifiques et le guide par excellence vers un horizon toujours nouveau et toujours meilleur pour une humanité toujours en quête d'une vie meilleure.

© Laila Fares mardi 21 février 2006