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Je suis une évangéliste de plein air et j'ai été appelée à prêcher l'Evangile parce que pour moi c'est une nécessité absolue.
Je viens confirmer les messages sur ce site "pourquoi je prêche dans la rue" ainsi que la prophétie sur le sort éternel des perdus et l'indifférence de l'église vis-à-vis de ces derniers. Dans mon expérience, je trouve déjà difficile d'être soutenue par la prière par des frères et des soeurs et suis interpelle par ce manque d'ardeur; les chrétiens semblent indifférents au sort des perdus et je trouve cela très triste. Si vraiment nous nous réjouissons du retour du Seigneur, nous ne pouvons pas rester indifférents à ceux qui sont sur le chemin de l'enfer. Mais je pose la question suivante : les chrétiens se réjouissent-ils vraiment du retour de Jésus ou bien sont-ils tellement préoccupés par leur confort et leurs activités qu'ils n'ont même plus le temps d'y penser ? L'Eglise se doit d'évangéliser en n'oubliant pas qu'elle aura des comptes à rendre devant le Seigneur. Nous sommes en grande partie responsables si les gens vont en enfer et je dois de l'exprimer haut et fort même si cela peut choquer quelques-uns uns. Que les non chrétiens ne veulent pas du salut après avoir entendu parler de Jésus c'est une chose, mais que nous manquions à cette tâche de prêcher l'Evangile cela en est une autre. Je crois que beaucoup n'osent pas évangéliser non pas qu'ils n'aient pas reçu le don, mais par crainte des hommes et de leur propre réputation. Pourtant, voici la recommandation sévère du Seigneur dans Matthieu 10.32-33
C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.
Dès que nous ne prenons pas la peine de parler de Jésus, par peur de moquerie ou pour préserver notre "bonne réputation", nous commençons déjà à le renier. Pourtant chacun de nous aura des comptes à lui rendre et n'oublions pas combien celui qui avait enterré son talent s'est fait réprimander par son maître. Non seulement il lui a enlevé le peu qu'il avait, mais il l'a remis à celui qui en avait cinq. Faisons aussi attention que personne ne vole notre couronne (Apocalypse 3.11). Si nous lisons le Nouveau Testament, nous pouvons remarquer que le ministère d'évangéliste n'a pas une très grande place et pourquoi ? Parce que c'est la mission de l'église d'évangéliser. Si le ministère d'évangéliste itinérant n'a fait son apparition que pour combler ce manquement et la paresse de l'église à aller vers ceux du dehors, ce ministère semble être attaché à une église locale avant tout si nous relisons les contextes bibliques et être plutôt local. Certains me diront que nos actes avant tout sont importants.. Je suis parfaitement d'accord, mais il peut aussi y avoir des personnes qui paraissent aimables et qui sont des instruments du diable, qui sont médiums ou sont des adeptes du New Age, qui se déguisent en anges de lumière, voilà pourquoi il est très important de prêcher Christ.
Retenons les exhortations de l'apôtre Paul dans l'épître aux Romains, chapitre 10:
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés? selon qu'il est écrit: Qu'ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!
Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication? Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.
Les gens ne devineront pas toujours que nous sommes chrétiens, ce n'est pas écrit sur notre front!... Ils verront certainement une différence dans notre attitude si nous faisons attention de ne pas vivre avec du compromis, mais ils penseront peut-être que nous sommes simplement des gens bien, mais seront loin de deviner que c'est Christ qui vit en nous. Nous devons aussi bien prêcher, que le témoigner dans nos actes et l'un ne va pas sans l'autre.
Il y a quelques années, je me suis rendue parmi les prostituées à Genève pour leur apporter la bonne nouvelle et j'ai rencontré beaucoup de souffrance chez ces femmes. Des fois je ne pouvais que prendre le temps de les écouter, sans pouvoir beaucoup parler du Seigneur, donc mon attitude de compassion était très importante, une autre fois j'ai pu offrir le pardon du Seigneur à une prostituée qui avait la conviction de ce qu'elle faisait était mal...par la suite, j'ai composé un message qui parle du salut et j'ai commencé à le distribuer dans les boîtes aux lettres de ma région et depuis peu, l'urgence qu'un grand nombre entende parler de Jésus m'a amené à devenir une prédicatrice de l'Evangile dans les rues.
Je ne peux pas laisser les gens partir sur le chemin de l'enfer comme cela, vous rendez-vous compte ce que cela doit être de passer l'éternité en enfer ? Non pas quelques années mais L'ETERNITE. Je n'ai jamais appris à prêcher, mais je sentais un appel très fort de le faire et alors que j'étais angoissée tout comme si je devais passer un examen, je suis allée avec cette force que le Seigneur m'a donnée et dès que j'ai commencé à ouvrir la bouche, j'ai pu constater que le Saint Esprit parlait à travers moi, alors que j'avais tellement peur d'être bloquée en plein milieu de mon message; je suis aussi un peu timide, mais gloire à Dieu c'est dans ma faiblesse que la force du Seigneur s'accomplit.
Souvent je demande au Seigneur de me donner des passages bibliques sur lesquels je peux prêcher et il le fait fidèlement. Si nous comptons sur lui, il sera à nos côtés et nous soutiendra jusque dans les moindres détails; même les moqueries ou ceux qui me traitent de fanatique ne m'atteignent pas et par fois j'ai aussi des bonnes surprises, des personnes qui m'applaudissent (peut-être s'agit-il de chrétiens) ou l'autre jour j'ai rencontré une SDF et elle a été touchée par le message; j'ai pu prier pour elle, lui remettre ma bible et un peu d'argent et j'ai eu droit à une étreinte de sa part. Après avoir prêché la première fois, je me suis rendu dans un magasin pour faire du shopping et d'habitude les gens vous bousculent sans même s'excuser. Et ce jour là, quelques femmes se sont excusées "oh! pardon Madame, je suis désolée" et j'ai reçu une pensée qui me disait que c'est comme si par ces femmes il s'agissait des perdus qui me remerciaient de penser à eux...et je peux vous dire que j'ai été vraiment émue et cela me donne encore plus de courage pour aller prêcher la Bonne Nouvelle, même si c'est un combat. C'est vrai que ce n'est pas toujours facile de se motiver, et aussi l'ennemi ne manque pas de nous décourager, mais il faut fermement lui résister et aller à contre courant de nos pensées qui veulent nous faire baisser les bras. Je suis persuadée que le Seigneur intervient dans les coeurs et j'ai confiance qu'il va y avoir des gens qui vont se convertir. Mais je ne peux que compter sur le Saint Esprit, car c'est lui qui convainc de péché et à deux nous faisons équipe. Sans lui je ne peux rien faire.
Puissions-nous vraiment être plusieurs à être animés par ce sentiment d'urgence et être des témoins là où Dieu nous place. Commençons par les petites choses, car ce qui compte n'est pas d'avoir un grand ministère mais d'être fidèle dans ce que le Seigneur nous demande. C'est bien le message central de la parabole des talents, ce n'était pas celui qui en avait le plus qui était important, mais! celui qui était fidèle.
Que le Seigneur vous bénisse !
Simone Hoppler (Suisse)
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